Le cloud, un formidable accélérateur d’innovation

Avec son infrastructure flexible et son paiement à l’usage, le cloud offre un terrain de jeu idéal pour expérimenter. Dans le nuage, les entreprises ont également accès à un grand nombre de services innovants prêts à l’emploi.

La crise de la Covid-19 a permis de montrer combien le cloud était devenu vital à notre économie. Durant le confinement, les entreprises ont pu poursuivre leur activité et leurs employés collaborer à distance en recourant massivement à des solutions en mode SaaS.

Grâce au cloud, des secteurs sinistrés ont fait preuve d’inventivité pour digitaliser tout ou partie de leurs offres. C’est le cas des instituts de formation qui ont massivement basculé leurs parcours pédagogiques en mode distanciel. Faute de pourvoir organiser des conférences physiques, les professionnels de l’événementiel ont multiplié les webinaires et les conférences virtuelles.

Plutôt que d’investir dans une infrastructure en propre pour un événement qui a lieu une fois par an, ces organisateurs de salons ont massivement fait appel à des plateformes de cloud reposant sur le paiement à l’usage. Par sa flexibilité, le cloud a pu faire face à l’inconnu du nombre de participants, s’agissant d’événements aux formats inédits. Auto-scalable, l’infrastructure s’ajuste en fonction de la montée en charge.

Mais le cloud ne se limite pas aux services de stockage et de puissance de calcul. A côté de ces briques de base, les cloud providers donnent accès aux technologies les plus innovantes sous forme de services managés. Dans leur catalogue qui ne cesse de s’étoffer, on trouve ainsi des offres de Blockchain as a service, d’IoT as a service ou de Machine learning as a Service.

Des modèles d’IA pré-entraînés sur étagère

Dans le domaine de l’intelligence artificielle, des services cognitifs comme la reconnaissance vocale, l’analyse du langage, la classification de textes, la reconnaissance de formes ou la traduction automatique qui, jusqu’à un passé récent étaient réservés aux laboratoires de R&D, sont aujourd’hui à la disposition de n’importe quel responsable de projet.

Une entreprise peut ainsi expérimenter ces services innovants sans avoir à les développer elles-mêmes ni à investir en infrastructure et en ressources dédiées. Ces modèles algorithmiques sont, par ailleurs, pré-entraînés et leur intégration se fait par le simple appel d’une API. Dédiée aux data scientists comme aux experts métiers, la place de marché virtuelle Orange AI Marketplace propose des solutions d’IA prêtes à l’emploi pour la vente, le marketing, les RH ou le service clients.

Parmi les nombreux cas d’usage, on peut citer, dans le domaine du marketing, l’analyse sémantique des commentaires postés sur réseaux sociaux qui mettra en évidence la répartition entre commentaire positifs et négatifs. Dans le contexte sanitaire actuel, un outil de computer vision veillera au respect du port du masque et de la distanciation physique en analysant une image ou un flux vidéo.

Accès aux images satellitaires

Plus original encore, Orange Business Services a développé avec Airbus, sobloo, une plateforme d’exploitation des données d’observation de la Terre. Elle reprend les images satellitaires du programme Copernicus de l’Agence spatiale européenne (Esa). Soit une base de 200 Po de données qui grossit à raison de 12To générés par jour. Alors que ces données restaient jusqu’alors restreintes aux milieux scientifiques et militaires, sobloo les met à disposition des entrepreneurs et des startups qui souhaitent créer leurs propres services autour de Copernicus, des données spatiales d’Airbus et des données mobiles d’Orange

La jeune pousse Luko propose ainsi un contrat d’assurance habitation calculé au plus juste. A partir des données satellitaires de la maison à assurer, un service de computer vision va détecter automatiquement la surface du toit et la superficie du terrain ainsi que d’autres variables (météorologiques, environnementales… )  pour évaluer un profil de risque.

Sur le plan environnemental, sobloo pourrait être utilisée pour des études d’implantation d’éoliennes et de panneaux solaires ou pour détecter des cas de déforestation sauvage. La limite est davantage celle de l’imagination que de la technique.

La puissance de calcul du cloud peut être aussi mise au profit de l’innovation. En faisant appel à des instances dédiées à l’accélération graphique (GPU), une entreprise dispose des ressources suffisantes pour le rendu et la conversion de modèles de 3D, de réalité virtuelle ou augmentée. Les designers ou les dessinateurs industriels n’ont alors plus besoin de leur station de travail, un client léger suffit, la puissance de calcul étant déportée dans le cloud. Ces métiers deviennent ainsi éligibles au télétravail.

De la startup au grand compte

Les entreprises de toute taille peuvent profiter des apports du cloud pour innover. A commencer par les startups. « Cloud natives » par essence, elles ont accès aux mêmes services innovants que le reste du marché sans avoir à réinventer la roue. Le modèle économique du nuage permet, par ailleurs d’accompagner leur hypercroissance. En payant à l’usage, une jeune pousse démarre avec des coûts extrêmement bas sans avoir à investir dans une infrastructure en propre.

Le paiement à la demande du cloud correspond, par ailleurs, à la culture agile des startups. Dans un mode test and learn, elles doivent pouvoir arrêter rapidement un projet, pivoter et en initier un autre. Le tout dans un environnement sécurisé. Orange Business Services leur propose un programme dédié, Cloud Starter, basée sur son offre de cloud public, Flexible Engine.

A l’autre bout du spectre, un grand compte peut, dans le cadre d’une stratégie multicloud, sélectionner différents providers, en se basant sur la capacité de chaque provider à proposer le service le plus avancé dans un domaine d’innovation (blockchain, IoT, deeplearning…).

Orange Business Services accompagne ses clients dans cette voie du multicloud en proposant des services permettant d’opérer, d’orchestrer, de déployer et de monitorer des applications sur sa propre offre de cloud public – Flexible Engine – ou sur celles de plateformes tierces grâce à ses partenariats avec Amazon Web Services (AWS) ou Microsoft Azure.  Les entreprises peuvent ainsi tirer parti du meilleur de l’innovation sur chaque plateforme tout en conservant agilité, performance et sécurité.

Chiffres-clés :

  • Le marché du machine learning as a service devrait croître de 43 % entre 2020 et 2025 et passer de 1 à 8,48 milliards de dollars durant cette période selon une étude de Research and Markets
  • 75% des entreprises dans le monde déjà recours à deux ou trois fournisseurs cloud pour leurs applications stratégiques d’après une étude de Forrester pour Virtustream

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